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El caso de Sarah Malcolm

En février 1733, à Londres, trois personnes sont retrouvées assassinées dans une maison près de Temple Bar. Il s’agit de trois femmes, qui ont été battues et étranglées.

La principale suspecte fut Sarah Malcolm, une jeune servante. Elle naît vers 1713 en Irlande. D’origine modeste, elle quitte sa famille pauvre avec l’espoir de trouver du travail en Angleterre. Sarah est embauchée comme blanchisseuse et aide domestique.

Les soupçons se sont portés sur elle, car elle avait accès à la maison et des objets volés furent retrouvés en sa possession. En plus, des traces de sang ont été mentionnées dans les rapports.

Sarah est arrêtée et jugée à l’Old Bailey, le Tribunal criminel central de Londres. Condamnée à mort, elle est pendue à Tyburn le 7 mars 1733.

Au XVIIIe siècle, les procès sont expéditifs, la défense est très limitée, les témoignages sont déterminants. Souvent un procès était jugé selon les seuls dires de quelqu’un, qui avait vu ou entendu des choses, sans possibilité de vérifier les faits. A cette époque, Londres est une métropole immense, marquée par l’inégalité sociale et par la forte criminalité.

La preuve médico- légale n’existe pas encore au sens moderne. Le procès de Sarah reposait alors uniquement sur les témoignages, la possession d’objets volés et sa réputation.

Le peintre William Hogarth réalisa un portrait de Sarah en prison. Des pamphlets ont été publiés après son arrestation. Cela montre l’intérêt de la société pour les cas sordides ou inexpliqués, souvent couverts d’un certain mystère : est-t-elle la meurtrière? Pourquoi a t-elle tué les trois femmes dans ce cas? Ou alors, est-ce-qu’elle était la personne qui se trouvait au mauvais moment et au mauvais endroit? Est-ce qu’elle etait une voleuse, sans pour autant être une meurtrière?

Ce cas illustre bien le contexte social au XVIIIe siècle en Angleterre, ainsi que la fascination publique pour le crime. De son côté, la justice intègra une forte dimension théologique : le salut de l’âme est aussi important que la sanction terrestre. Ainsi, les textes écrits de procès insistaient sur la reconnaissance du péché et servaient à l’avertissement moral de tous.

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