Un roman japonais

Le roman « Le Gengi monogatari » (Le Dit de Gengi) de Murasaki Shikibu, daté entre 1005 et 1015, est l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature japonaise.
Murasaki était une dame de la cour de Heian (aujourd’hui Kyoto), la ville, où le pouvoir japonais a été déplacé en 794. Elle était la fille d’un lettré, appartenant à la maison Fujiwara.
Les Fujiwara, à la tête du pouvoir de 858 à 1160, deviennent la plus puissante famille au Japon à partir de 866. La maison Fujiwara obtient sa position grace à sa politique et surtout aux mariages bien choisis.
Le roman de Murasaki raconte la vie de plus de 300 personnes sur une durée de plus de 60 ans. L’écrivaine construit un monde inspiré de son imagination, de ses observations sur les gens autour d’elle et de l’époque historique dont elle est le témoin.
Les deux premières parties retracent le destin d’un fils d’empereur, Hikaru le Genji. C’est un bel homme, bien éduqué, qui maîtrise les bonnes manières de la cour. Il est sensible, galant et cultivé. Hikaru a de nombreuses liaisons avec des femmes, qui finissent avec plus au moins de succès.
Ainsi, Murasaki décrit la vie de Genji, ajoutant des aspects mélodramatiques et amoureux dans son roman. Elle raconte son exil temporaire, ses succès à la cour et décrit la beauté de ses résidences.
L’écrivaine retrace avec une grande sensibilité la vie des gens de son pays, à une époque, où la littérature japonaise est dominée par la poésie (waka), les journaux intimes (nikki) et les récits (monogatari). Murasaki Shikibu, morte après 1004, fut dame d’honneur de l’impératrice Akiko. Son roman « Le Gengi monogatari » est considéré comme l’un des premièrs au monde.



