Le rôle des insectes dans la nature

La présence des insectes dans la nature est primordial. Ils participent dans le fonctionnement des écosystèmes et à l’équilibre de la biosphère. L’homme a classé certains des insectes comme „nuisibles“. En effet, il n’existe aucun organisme nuisible dans le mond du vivant : chaque insecte a son rôle dans la biosphère et il est utile sous une des formes de son existance (en stade de larve par example).
Les insectes pollinisateurs assurent la pollinisation croisée de la plupart des plantes à fleurs et leur fructification. Les plus connus parmi eux sont les abeilles. Dans certains cas, il existe une étroite spécialisation entre une plante et un insect : une espèce végétale ne peut être fertilisée que par une seule éspece d’insect. L’exemple idéal pour cette particularité est l’association entre les orchidées et les hyménoptères ou les lépidoptères.
Les insectes recycleurs de la matière organique. Certaines entre eux, comme les fourmis ou les larves de coléoptères assurent l’aération du sol en y creusant des galeries. D’autres activent la décomposition de la litière ou encore se chargent de l’élimination des cadavres et des excréments dont ils se nourrissent.
Les insectes bio- indicateurs jouent un rôle irremplaçable dans l’équilibre biologique de la planète. Ils présentent des exigences écologiques très strictes par rapport au sol ou au climat. Les insectes bio- indicateurs sont le baromètre qui messure la „bonne santé“ des milieux naturels.
Les insectes prédateurs et parasitoïdes se nourrissent d’autres arthropodes ou vivent à leurs dépens. Certaines espèces se comportent à la fois en prédateurs et en parasitoïdes. De nombreuses espèces prédatrices et parasitoïdes se répartissent dans divers ordres. Des prédateurs il y a parmi les coléoptères (coccinelles), les raphidioptères (raphidies), les diptères (syrphes), les névroptères (fourmilions), les orthoptères (sauterelles), les odonates (libellules), les dictyoptères (mantes), les hémiptères (punaises), les mécoptères (mouches- scorpions), les hyménoptères (fourmis, guêpes). Les parasitoïdes sont surtout présent parmi les hyménoptères (braconides) et les diptères (bombyles).
Les insectes cobayes. Exploités comme animaux de laboratoire, certains insectes sont à l’origine de découvertes scientifiques et médicales. La zérène du groseilleir, lépidoptère géométrique, par exemple a contribué à l’essor des recherches en génétique. Des insectes très variés ont permis de réaliser des progrès dans les domaines de l’anatomie, de l’éthologie, de l’écologie, de la chimie, de la morphologie, de la bionique, etc.
Les insectes utilisés en médecine. Les vertus de certains insectes sont exploitées depuis l’Antiquité et plus particulierement par la pharmacopée chinoise. On extrait par exemple du coléoptère européen Paedurus fuscipes la pédérine, une substance utilisée à doses homéopathiques dans le traitement des ulcères. Le venin d’abeille est efficace dans la thérapie des maladies articulaires. Dans l’hémolymphe (sang) de certains papillons diurnes on a découvert des principes antibiotiques actifs.
Les insectes producteurs de matières premières. Les plus connues espèces domestiquées sont l’abeille domestique et le bombyx du mûrier, exploités pour leur miel, gelée royale, pollen, soie et cire.
Les insectes comestibles. On les consomme surtout dans les régions tropicales et subtropicales où ils sont nombreux. On propose au menu des criquets grillés, des termites, des larves et des nymphes de divers coléoptères, diptères, lépidoptères : frites ou en galettes.
Les insectes nuisibles pour l’homme sont répartis en deux catégories : vecteurs de maladies comme moustiques, mouches, puces, poux et ravageurs des cultures qui attaquent les cultures de fleurs, de fruits ou le bois.



