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La mosaïque dans le monde Antique, partie 1

L’origine et le lieu de naissance de la mosaïque restent inconnus. On considère, que la vraie mosaïque est apparue au III s. av. J.-C. à Alexandrie, d’où elle se répandit dans le monde gréco-romain. De nombreux ornements d’Alexandrie représentant des thèmes hellénistiques, ont été empruntés à Rome et dans le palais de Pompéi, où la mosaïque en noir et blanc, constituée de calcaire et de marbre, devint caractéristique. Avec la technique de cet art on couvrait les routes, les cours des villas privées, les murs des bâtiments publiques et les basiliques.

Le mot mosaïque vient du latin musivum, qui désignait un type de revêtement dans la décoration des « grottes des Muses » (musaea) pendant la République romaine. A partir du Ier s.av. J.-C., à Rome, l’opus musivum désignait les mosaïques ornant les lieux sacrés dédiés aux Muses.

Les pavements des cours des palais assyriens, datés du XIe s. av. J.-C., ont été réalisés avec de gros galets roulés noirs et blancs. Les rares exemples de la mosaïque assyrienne, comme d’ailleurs les fresques et les peintures, ont été influencés par l’art sumérien. On a retrouvé ce type de décoration à Gordion (Phrygie), ancienne région d’Asie Mineure, au VIIIe av. J.-C.

La mosaïque prit une importante place en Grèce et à Rome pendant l’Antiquité.

Sur le sol des villas gallo-romaines, on a mis à jour des motifs décoratifs et géométriques.

A Rome, la mosaïque se développa d’abord sur les sols : mosaïque de pavement. Le pavement des routes était une forme de tapis, résistant à l’eau et au piétinement. Ainsi, les troupes romaines pouvaient se déplacer vite à pied et à cheval et transporter l’équipement militaire et celui du cantonement.

La mosaïque, réalisée d’abord sur les sols, servie aussitôt de revêtement des murs : mosaïque pariétale. Certaines mosaïques étaient constituées de cubes polychromes ou tesselles, d’où le nom d’opus tessellatum. Les Romains distinguaient deux sortes de mosaïques selon la taille des cubes, qu’ils employaient : l’opus tessellatum, formé de tesselles de 1 à 2 cm carrés, couvrait les plus grandes surfaces. L’opus vermiculatum, formée de tesselles de quelques milimètres de côté, permettait de composer de scènes très soignées.

La mosaïque de base, faite avec une technique primitive, apparut en Grèce entre la fin du Ve s et le IIIe s. av. J-C. Les anciennes colonies grecques de Campanie, région du sud de l’Italie, furent un centre important de diffusion de la mosaïque au cours du IIe et du Ier s. av.J.-C. La mosaïque de pavement du sanctuaire de la Fortune à Préneste, non loin de Rome, a été créée vers 80 av. J.-C. par des artistes grecs. Les Grecs avaient adaptés la technique d’origine syrienne.

Au début simple revêtement de sol, fait de galets noirs et blancs, la mosaïque commença à ressembler à de la peinture. A l’époque de l’Empire romain, les artisants utilisaient de petits cubes de marbre. En Italie, des petits cubes de pâte de verre de différentes couleurs couvraient les murs des maisons et des jardins. En suivant l’exemple de l’art hellénistique, les Romains faisaient des mosaïques composées de quatre ou cinq couleurs.

Les thèmes, les variantes, les couleurs et la technique de la mosaïque dépendaient des régions et les tendances locales là, où elle était fabriquée. Dans les provinces romaines on distinguait de nombreuses écoles : en Gaule, en Germanie, en Espagne, en Afrique du Nord. Mais partout dans l’Empire, on privilégiait les scènes de chasse et de gladiateurs, les scènes rupestres, celles de la vie quotidienne et agricole, et surtout les thèmes mythologiques.

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