Histoire

La franc- maçonnerie

La franc- maçonnerie, qui est apparue en Angleterre en 1717 et qui est une organisation bien structurée, s’est répandue à travers le monde. Le rituel de cette organisation est fondé sur l’idée de l’amélioration de soi, en suivant l’allégorie du « Temple de Salomon ».

On connait les maçons dit « opératifs » ce sont ceux qui travaillent : ils polissent et sculptent la pierre pour bâtir des temples. Et les maçons « spéculatifs » qui se servent de l’art et de la symbolique maçonnique pour les décorer avec des motifs mystérieux.

Les attributs des maçons sont les outils, les branches d’acacia et la lettre « G » de l’étoile. L’équerre par exemple, du latin exquadrare, « rendre carré », symbolise la rectitude, la droiture et la loi morale. Le compas incarne la sagesse de l’esprit, la mesure dans la recherche de la vérité.

Le mot « franc- maçon » vient de l’anglais « free- mason ». Il signalait les ouvriers sur les chantiers, qui travaillaient finement la pierre et maîtrisaient l’art de l’ornementation. Ils ont fondé une communauté renfermée, qui se réunissaient au sein d’une loge. Le mot « loge » désigne l’abri mis à disposition des free- masons pour se réunir et se restaurer. Ces hommes travaillaient sur les chantiers des palais ou des cathédrales au Moyen Age en Angleterre.

On trouve les premières traces écrites, qui attestent de l’activité de franc- maçons en tant que groupe organisé, dans deux manuscrits : le « Regium » datant de la fin du XIVe s. et le « Cooke » (1400- 1410).

Sept sciences formaient la base de l’apprentissage d’un franc- maçon : la grammaire, la rhétorique, la dialectique, la musique, l’astronomie, l’arithmétique et la géométrie. La géométrie tient une place très importante car la maçonnerie est assimilée à cet art.

En 1534, les chantiers de construction des cathédrales en Angleterre s’arrêtent soudainement. Le pape Clément VII s’oppose au divorce du roi Henri VIII. Suit une rupture entre les deux et le dernier décide de créer une nouvelle religion, l’anglicanisme, qui professe plus d’ abstinence dans le culte. C’est alors en Ecosse, que les loges des franc- maçons perdurent et que les membres de la communauté  se réunissent et travaillent. Un homme influence fortement cette organisation, c’est William Shaw (1549- 1602). Maître des travaux du roi Jacques VI d’Ecosse, il devient en 1583 Surveillant général des maçons d’Ecosse. Il écrit la réglementation de la profession, établit des guides de métier. Il est aussi l’auteur d’une réglementation fonctionelle et hiérarchique des loges à trois niveaux, connue comme les Statues Shaw (1598- 1599).

Cette organisation bien fermée admettait uniqument des membres du métier de la maçonnerie. Mais quelques rares exemples montrent l’ouverture des loges écossaises à des notables vers 1634. On choisissait alors des personnalités d’influence, avec une bonne réputation et des ressources. Ainsi Robert Moray est considéré comme l’un des premiers franc- maçons « Gentlement Masson ». Scientifique écossais, proche des rois Charles Ier et Charles II, Moray (1609- 1673) est à l’origine de la création de la Royal Society. C’est lui qui choisit de faire de l’étoile à cinq branches, dite le « pentagramme de Moray » la marque distinctive de son travail. Entre chaque pointe de son pentagramme figure une lettre du mot grec « agapa » (amour).

En 1707, l’Acte d’union unit l’Angleterre et l’Ecosse. En été de 1717, le jour de la Saint- Jean, se tient un banquet qui marque la création d’une nouvelle maçonnerie.

James Anderson est né en 1678 à Aberdeen, en Ecosse. Pasteur de métier, il devient Grand Surveillant de la Grande Loge de Londres et de Westminster en 1717. Il publie une histoire de la franc- maçonnerie sur laquelle s’appuie la franc- maçonnerie moderne, Les Constitutions. Anderson décède à Exeter en 1739.

Sur une gravure du XVIIIe siècle, on voit les membres de l’assemblée de franc- maçons lors de la réception des apprentis : Le Vénérable Maître, L’Orateur, Le Récipiendaire, Le Sécrétaire, Le 1er Surveillant, le 2e Surveillant, Le Trésorier.

La loge Saint- Thomas, la première loge de Paris, fut créée en 1725 par des aristocrates catholiques anglais, réfugiés en France pour fuir la nouvelle dynastie protestante des Hanovre.

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