La dynastie des Ptolémées

La dynastie des Ptolémées est une famille, composée de 15 rois macédoniens, qui régna en Egypte entre 323 et 30 av. J.- C.
Ptolémée Ier Sôter (Sauveur), v. 367- 283 av. J.- C., fut l’un des généraux d’Alexandre le Grand et participa à la plupart des grandes campagnes militaires. C’est lui, qui fonda la dynastie des Ptolémées en 323 av. J.- C.
Ptolémée Ier reçut l’Egypte à la mort d’Alexandre, érigée en satrapie. Il fit de ce pays d’Afrique du Nord-Est une grande puissance militaire et économique. Habile en politique, le souverain parvint à apaiser les rivalités, qui opposaient ses anciens compagnons d’armes. Il conclut des alliances avec certains Etats, utilisa ses relations privilégiées en sa faveur et organisa des mariages d’intérêt. Ainsi, Les Ptolémées encouragaient les mariages entre soeurs et frères au sens de la dynastie, afin d’assurer son pouvoir et de fermer la dynastie aux influences étrangères.
Alexandrie devint capitale lorsque Ptolémée s’y installa vers 313. Il fonda ici le Musée et sa Bibliothéque, qui attira des philosophes, des géographes, des savants et des poètes de l’époque comme Euclide, Callimaque, Théocrite. Ainsi, on édifia un phare vers 285- 280, qui fut le symbole de la ville, le fameux Phare d’Alexandrie.
Pendant les dernières années de son règne, Ptolémée Ier se consacra à la rédaction de Mémoires, qui n’ont pas été conservés. Il a été à la tête d’une armée de 250 000 soldats et d’une flotte redoutable, qui contrôlait le bassin égéen.
Ptolémée II Philadelphe (vers 308- 246 av. J.- C.), le fils de Ptolémée Ier, transforma Alexandrie en premier port et en premier centre culturel de la Méditerranée. Il est né à Cos, lors d’une expédition en Egée. Ptolémée II reçoit une très bonne éducation à Alexandrie, qui fit de lui un grand lettré et protecteur des arts.
Il poursuivit la politique de son père en élargissant son pouvoir en Egée, en s’implantant en Asie Mineur et en avançant jusqu’en Syrie du Nord.
En 280, il fonda les « Ptolémaia », fêtes dynastiques sur le modèle de celles d’Olympie.


