Аu Faubourg de Belfort

Au XXe s., Emile Marlin fonda au 2 Faubourg de Montbéliard le « Bazard Emile Marlin ». Ce grand magasin proposait une large gamme de vêtements et d’équipement pour la maison, où on pouvait trouver des parfums, des montres, des bijoux, des meubles, de la vaisselle et des outils divers.
Le Café du Commerce était situé au 6 Faubourg de France. Il était exploité dès 1900 par Auguste Savy jusqu’en 1912, quand le café passa aux mains d’Alfred Reibel. L’établissement devient le siège social du Cercle de la Chambre Syndicale des Entrepreneurs, de la Société des Anciens Artilleurs, des Sapeurs du Génie et Cavaliers du Train et de la Société Philatélique. En 1958, le café est repris par Raymond Munier et son épouse, qui l’exploitent jusqu’en 1976. Il gardera le nom de Café du Commerce situé dans le nouveau secteur marchand jusqu’en 2010, date du départ de son dernier propriétaire.
La Chapellerie-Fourrures Comte a été créée en 1877 par M. Comte. Le magasin, situé au 17 Faubourg de France, sera repris en 1898 par Emile Jehlen, également propriètaire d’une succursale au 83 Faubourg des Vosges. En 1904, il reconstruit l’ensemble de l’habitation abritant sa boutique. En 1923, il la cède à son fils Fernand, qui restera à la tête de l’entreprise familliale jusqu’en 1968. A son tour, il transmet le magasin à son fils Jacques. Passionné par le métier, Jacques part en formation à l’âge de 15 ans à l’école de la fourrure à Paris. Jusqu’en l’année 2000, lui et son épouse feront de cette boutique un endroit renommé de prêt à porter de cuir et de fourrure.
En 1788, le commerce de mercerie, toilerie et coutellerie, situé rue du Manège à la vieille ville de Belfort, appartenait à la société Humbert Clerc et fils. En 1848, il est cédé à Pierre Touvet et à son fils Charles. En 1906, la famille transfère son activité dans le nouvel immeuble au № 18 Faubourg de France. Le magasin est vendu en 1958 à la société Schwab, qui conserve les rayons de vêtements, voilage et literie.
L’Imprimerie Schmitt, située au 25 Faubourg de France, était la principale librairie de Belfort. Créée vers 1880 au numero 40 Faubourg de France par Jean-Baptiste Schmitt, la librairie était l’éditrice des premières cartes et plans de la ville. Transformée en imprimerie, elle a été déplacée en 1886 au № 25. Longtemps dépositaire des reproductions du Lion de Bartholdi, l’établissement se distinguait par un lion posé sur sa façade, au-dessus de la porte d’entrée. Malheureusement, la sculpture a disparu lors des travaux réalisés dans les années 1950. Après avoir changé encore deux fois d’enseigne, le fils de Jean-Baptiste cèda l’entreprise à Fernand Koël en 1927. La librairie cessa son activité en 2014.
Au № 27 Faubourg de France se trouvait le Grand Garage Moderne, fondé en 1888 par Henry Meillère. En 1912 il sera repris par Messieurs Mulet-Ohler. L’établissement sera dépositaire de la Marque Terrot, important fabricant de bicyclettes, motocycles et voiturettes.
Au 31 Faubourg de France, Emile Fritsch créa sa boulangerie en 1902. En 1912, elle deviendra le bar de la Petite Taverne sous le patronage de Lucien Mollet. Le café proposait à la vente la Bière Arlen du fabricant montbéliardais Louis Arlen.
La Grande Taverne, qui était située au 35 Faubourg de France, fut l’une des plus célèbres brasseries de Belfort. Dans le bâtiment de style néogothique (1866-1940), étaient proposés de nombreux événements culturels, théâtrales et concerts. Dès le début, la Grande Taverne a été équipée pour donner des représentations cinématographiques. Repris en 1926 par la Société nouvelle des cinémas de l’Est, l’établissement devient vite le centre de cet art. Modernisée en 1952, la Taverne change en cinéma Rex, qui fermera ses portes en 1986.
La Maroquinerie Mayer occupait № 49 Faubourg de France. Les immeubles 47 et 49 Faubourg de France ont été construits en 1872-1873 par Théodore Mayer, grand-père maternel du poète Léon Deubel (1879-1913), qui était né au № 49. La famille y a tenu divers commerces jusqu’en 1938. De 1874 à 1876 Louis Deubel, père du poète, s’occupait de l’Hôtel du Nord, transformé plus tard en restaurant puis en café. Une plaque commémorative fut posée sur la façade le 11 juin 1933.
Au début du XXe s. l’Hôtel Alsacien au 50 Faubourg de France fut tenu par la Maison Grave. Cet hôtel-café-restaurant passe ensuite aux mains de Camille Quillé. L’établissement restait ouvert tous les jours jusqu’à 2 heures du matin. L’hôtel proposait des chambres très confortables pour l’époque et son restaurant un service à la carte à toute heure.
Au début du XXe s., le Petit Journal, situé 59 Faubourg de France, est le dépôt des messageries et annonces légales. Les messageries Hachette dirigées par Eugène Delesalle, furent reprises en 1920 par René Schoeller.
La Cordonnerie Parisienne au 61 Faubourg de France, fut le premier magasin belfortain spécialisé dans la vente de chaussure. L’entreprise a été fondée en 1892 par Lucien Dreyfus. En 1911-1912, les deux immeubles, que la cordonnerie occupe, sont rasés pour laisser place à un grand magasin. Dreyfus légue l’entreprise à l’office d’HBM pour perpétuer le souvenir de son épouse Emma, morte en déportation. Le magasin, cédé en 2009 aux Frères Bochler, fermera ses portes en 2015.


