Le Monde

Les monastères du Tibet

Avec l’arrivé du bouddhisme au Tibet, les monastères deviennent  le centre de la vie, de la culture, de la religion tibétain, la demeure des lamas, ces guides indispensables à la libération d’ésprit. Mais ils sont aussi des puissants centres politique.

Il y avait des monastères imposantes universitaires comme ceux de la doctrine gelugra, il y avait des petits monastères de village qui abritait seulement quelques moines.

Avant l’occupation chinoise des années cinquante, les monastères au Tibet comptaient plus de six mille institutions en fonction.

Dans presque chaque monastère on peut voir des structures, les stupas, ou « chörtens » en tibétain. Certains sont faits de briques et de plâtre, peints de motifs et en partie dorés, d’autres sont en argent, incrustés de pierres précieuses ou semi- présieuses. Originaires de l’Inde, les stupas servirent de reliquaire aux restes de Bouddha, incinéré après sa mort.

L’un des temples les plus sacrés du Tibet est Tsulhakhang, la maison de sagesse, qui se trouve dans la capitale Lhassa. Appelé aussi le Jokhang, maison du seigneur Bouddha, le temple abrite le Jowo Shakyamuni : une statue de Bouddha dorée et incrustée de bijoux, très vénérée au Tibet. Le temple fut bâti au VIIe siècle par le roi Songtsen Gampo (617- 650 apr. J.- C), initiateur du bouddhisme au Tibet, pour célébrer l’arrivée de son épouse népalaise, la reine Bhrikouti Devi.

Le Potala est un monastère et un palais en même temps. Bâti à la gloire de l’école gelugpa, cette citadelle sacrée se trouve sur la « Colline Rouge » à Lhassa. Le roi Songtsen Gampo aurait construit à cette endroit un palais au VIIe siècle.

Le monastère de Tashilhunpo à Shigatse, situé dans le sud du Tibet, fut fondé en 1447 par le Ier dalaï– lama, Gendun Drup (1391- 1475). Il abrita jusqu’à 5 000 moines de l’école gelugra. Les dalaï– lamas sont réputés être les incarnations du boudhisattva Avalokiteshvara, le très vénéré protecteur du Tibet. La doctrine de Gelugra comprende « la voie moyenne » (Madhyamaka), « la perfection de la sagesse » (Prajnyaparamita). Une fois la connaissance de ces livres acquit, le moine est admis à étudier les tantras. 

Le monastère de Nechung Dorje Drayangling, « le son mélodieux indestructible » est situé à 8 km au nord- est de Lhassa. Il a été fondé au XVIIe siècle, dont l’origine remonte à un temple construit au XIIe siècle. Le monastère serait la demeure du dieu protecteur Pehar Gyalpo.

Le monastère de Drepung, datant du XVe siècle était le centre spirituel de la grande fondation gelugra. Il était aussi le plus grand monastères du monde. Fondé en 1416, près de la capitale Lhassa, il abritait jusqu’à dix mille moines. Drepung fut une grande université monastique, divisée en collèges. Les moines étudiaient le bouddhisme et la philosophie.   

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