La première bibliothèque publique de France

La bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon (Doubs) a été ouverte en 1818, mais la ville possédait déjà une bibliothèque publique depuit 1694, fondée par l’abbé Boisot. Il avait recueilli une partie de la collection des Granvelle, une famille riche qui possédaient au XVIe siècle des palais en Espagne, en Italie, aux Pays- Bas et à Besançon. Leur collection de livres et d’oeuvres d’art a été une des plus belles en Europe. Dans son testament, l’abbé Boisot précisait qu’il léguait ses oeuvres aux Bénédictins de Besançon et sous le contôle de la Ville.
A partir de 1790- 1792 les biens de l’église et donc les bibliothèques sont mises sous la main de la nation. Et en 1803, c’est Napoléon Bonaparte, qui décide par décret de confier la gestion de tout ce qui a été confisqué sous la Révolution aux villes. L’Etat est le propriétaire des bibliothèques, mais ce sont les villes qui s’ocupent de leur gestion.
La bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon possède environ 400 manuscrits de l’époque médiévalle. Le plus ancien date des années 800. Dans un autre manuscrit de la fin du IXe siècle on peut voir les textes des quatres évangiles, copiés en latin : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ce manuscrit est en écriture dite « caroline » qui vient de Charlemagne. Après la période mérovingienne, l’ecriture est peu lisible. Une réforme, venante des monastères, propose une écriture plus lisible, lécriture caroline qui se caractérise par le fait que toutes les lettres sont détachées. Même sans connaître le latin, il est possible de lire et de déchiffrer le texte. Cette écriture va être utilisée jusqu’au XIIe siècle. Après l’écriture caroline, on passe à l’écriture dite « gothique » qui est utilisée pour les textes religieux et de droit. Cette écriture apparaît au XIIe siècle et va être utilisée jusqu’à la fin du XVe siècle. Mais l’écriture gothique est mois lisible, compliquée a effectuée et elle posse un vrais defit pour les copistes. Conscient de la difficulté de cette écriture, les humanistes de XIII et XIVe siècle veulent retrouver une belle écriture qu’ils appellent « romane » et qui puise ses origines de l’Antiquité…mais il n’existe pas de manuscrit roman. En fait, les humanistes mettent au point une écriture « romane » issue de la caroline. Cette écriture, utilisée d’abord par les imprimeurs italiens puis par les français, a donné notre écriture.




